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Roman-vérité : Backdoor

 
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ufolibre
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MessagePosté le: Mar 6 Jan - 14:47 (2009)    Sujet du message: Roman-vérité : Backdoor Répondre en citant

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Citation:
Backdoor ISBN 978-2-35778-006-4
Stephen Tardieu est un jeune professeur en littérature, un homme normal, a priori. En réalité, il est un Kaa, une espèce extraterrestre implantée sur Terre. Par ailleurs, le nouveau service européen, le GEEPANI, est chargé d’investiguer les Phénomènes Aériens Non identifiés, et les intrusions aliénigènes. 
Cette fiction plonge ses racines dans des dossiers ufologiques bien réels, comme UMMO ; et met en scène des personnages et des institutions qui ne sont guères éloignés de la réalité. 
L’auteur : Christel SEVAL est ingénieur en informatique au ministère de la défense. Ufologue réputé, il a écrit de nombreux livres sur les OVNIs et a publié un livre de géopolitique en 2007. Prix 19€50 TTC
Chapitre II .....(le I en dévoile peut être trop
  
Suisse, grand collisionneur LHC, Décembre 2012 : 
Les lumières défilaient. Les grilles de néons plantées régulièrement dans le souterrain alternaient leurs flashs dans la rétine de Dan Borg qui se laissait hypnotiser, bercé par le chuintement souple du train pneumatique qui l’emportait d’Alice à Atlas, le géant. A cent mètres sous terre, le grand tunnel longeant les installations du LHC mesurait 27 kilomètres de circonférence et il n’était pas question de faire ce chemin à pied. Le physicien souffrait d’un cruel manque de sommeil et il avait pensé, à tort, pouvoir se détendre et se reposer durant le court trajet entre les deux détecteurs. Le pire était arrivé, il s’était endormi, peut-être quinze secondes, et il luttait à présent pour revenir à la surface, pour ne pas sombrer. Il monopolisait toute sa volonté pour garder les yeux ouverts.
Quelques personnes avaient pris place à l’avant, il ne les connaissait pas. Leurs badges rouges les présentaient comme des informaticiens du CERN. Il fallait de tout pour faire le monde du LHC, des pointures dans tous les domaines scientifiques et une solide logistique derrière. Un monstre de cette taille était gourmand, mais la Terre avait de quoi l’alimenter : les scientifiques se battaient pour y décrocher un emploi, un détachement, le droit d’y monter une manip temporaire. Et ce n’était pas seulement pour le climat agréable du Jura Franco-suisse, ni pour la belle ville de Genève, mais bien pour l’excitation de travailler sur des projets à la pointe, le fin du fin. Non seulement ça ne faisait pas de mal de coller ça sur votre CV, mais, avec de la chance, vous pouviez tirer le gros lot, faire partie de l’équipe qui allait rapporter le Graal. Et chaque domaine avait son Graal. Rien qu’en informatique – et il fallait voir les types aux badges rouges se pavaner – il y avait de quoi faire baver d’envie le reste du monde. Les vieux, à l’époque du LEP, l’accélérateur précurseur, avaient inventé le Web, rien que ça. Les jeunes essayaient maintenant de domestiquer une masse invraisemblable de données : quatre mille téraoctets par seconde. Les ordinateurs les plus puissants au monde étaient incapables de traiter ce flot dantesque. Alors il fallait du génie, inventer des solutions hors des normes. En l’occurrence NetGrid, un réseau mondial de puissance informatique mis à la disposition du LHC. Le « deal » était celui-ci : je vous offre l’accès aux données des expérimentations, en toute transparence, en contrepartie, vous me prêtez votre PC, votre station, pendant que vous ne vous en servez pas. Vous laissiez votre bécane allumée, reliée sur Internet, en Chine ou à Madagascar et le tour était joué. Pendant que vous surfiez ou que vous dormiez, votre PC recevait un flot de données et de programmes d’analyse qu’il faisait tourner avant de renvoyer les résultats. La Grille des Grilles, le Graal des informaticiens, avait été brillamment mise en œuvre. Du côté génie civil, les limites avaient été également repoussées. Il leur avait fallu construire les cavernes gigantesques abritant les détecteurs, les plus grandes cavités jamais creusées dans ce genre de terrain : de la molasse, sorte de millefeuille composé de couches alternées de grès, de roches dure, et de marne molle. Il avait donc été nécessaire de contrôler le mouvement des roches autour des trous, afin que ce mouvement demeure minime et ne vienne pas perturber les instruments de physique les plus précis au monde. La palme revenait aux ingénieurs ayant fabriqué les détecteurs de particules, des mastodontes incroyables dont le plus costaud, CMS, dépassait la masse de la tour Eiffel. Quant aux 1250 aimants supraconducteurs de quinze mètres de long, ils formaient le plus gros congélateur du globe, charriant 800 000 litres d’hélium super fluide refroidis à moins 271 degrés Celsius. Les chiffres du vertige, un gouffre de records, un jouet démesurément  coûteux à la seule destination d’une race d’hommes  extrêmement réduite : les meilleurs physiciens de la planète. Quelques têtes pensantes élaborées dans des écoles fameuses et au parcours sans tâche. Ce nombre réduit d’heureux élus était encore manifestement trop important puisque les demandes en nouvelles expériences affluaient et ne pouvaient être satisfaites dans leur intégralité. Les victorieux, comme Dan Borg,  remportaient des bons créneaux : une présence sur place pendant plusieurs mois, avec quelques heures par semaine de mise à disposition de certaines installations. Les autres se partageaient des miettes : l’accès aux analyses de la Grille, le suivi à distance de  certaines manips importantes  où ils avaient pu greffer une sous manip.
Le Graal des physiciens était un et multiple. Un parce que le but ultime consistait à trouver l’Expérience qui permettrait de mettre en lumière Le modèle qui décrirait sans discussion possible la vaste réalité du cosmos. Toutefois, personne n’y croyait. Tout au plus y aurait-il des expériences qui mettraient sur la voie de quelques modèles qui décriraient un peu mieux une partie de la réalité cosmologique. La recherche du boson de Higgs en faisait partie.
Dan descendit à la station 4, le puits qui permettait de regagner les bâtiments en surface comprenant ses labos et ses bureaux. L’ascenseur lui comprima l’estomac dans les talons, comme d’habitude. Il prit sa voiture de fonction, sur le parking de la station 4 et gagna un des parallélépipèdes blanc immaculé, entouré de pelouses parfaitement découpées.
Il convoqua son alter ego Mickael Darmont dans son bureau et se connecta sur LHCnet. 
– Salut Dan. Quelles sont les nouvelles d’en bas ? demanda Mickael en déboulant.
– Bonnes. Donc pas bonnes pour nous. Tout à l’air de fonctionner correctement. Je donnerais bien ma langue au chat. Mais pas à celui de Schrödinger, à un vrai matou capable de me répondre oui ou non.
Dan ôta ses lunettes et se massa les yeux pour la dixième fois consécutive. Le geste apaisa sa tension, mais il savait que c’était un pansement sur une jambe de bois. A ce point de fatigue et de nervosité, il n’existait qu’une solution : le sommeil. Il se retourna vers Darmont.
– Bon, résumons, fit-il en inspectant les données du tableau affiché sur l’écran large dressé sur le bureau au milieu des piles de papiers. Nous avons créé un plasma ultra énergétique dans un espace confiné électromagnétiquement. Jusque là, rien de bien nouveau si ce n’est la hauteur d’énergie atteinte et la précision des résultats obtenus dans Atlas. On jette un coup d’œil, et que voit-on ? Les neutrons ont foutu le camp, sans permutation, sans donner lieu à la création d’autres particules comme c’aurait dû être le cas. En d’autres termes, la loi de conservation de l’énergie est violée, bafouée, ignorée.
– Qu’en penses-tu, homme de science ? demanda Darmont en se passant la main sur son crâne dégarni, un geste se rapprochant dangereusement du tic.
– Impossible d’expliquer ça ! lâcha Dan avec fougue. Aucun de nos modèles n’entrevoit de solution pour ça ! fit-il en appuyant sur le ça comme s’il s’agissait d’une ordure putride et inconvenante.
– Parfait. Alors nous aurons le Nobel.
Borg ne sourit même pas et enchaîna sur un ton dégoûté :
– Je ne comprends pas, ça doit forcément venir de notre manip. Mais j’ai fait revérifier quatre fois tous les instruments de mesure et idem pour l’installation ! J’ai recommencé dix fois les calculs et j’ai même pris l’avis de Frank Davis en Californie. Nous ne pouvons pas nous tromper, et cependant, nous ne pouvons pas avoir raison !
– Pourquoi ?
– PAR CE QUE ! Merde ! Tu le sais aussi bien que moi, cela viole nos équations !
– Oh, arrête avec tes équations, tu sais parfaitement que la relativité générale n’est qu’une foutaise branlante et que nous nous voilons la face en admirant ce monument de la science !
– C’est ce qu’on a de mieux avec la méca quantique, alors ne traite pas ça de foutaises !
– Tu veux que je te fasse un dessin, que je te mette les points sur les « i », Monsieur Borg ?
Mickael Darmont fit une pause théâtrale, et quand Dan Borg eut poussé un immense soupir sans se donner la peine de répondre, Mickael se leva et  se mit à arpenter le bureau en long et en large, à vitesse réduite, ce qui lui donnait le temps d’organiser sa pensée. Il reprit la parole en martelant ses mots, comme s’il voulait faire entrer quelque chose d’extrêmement important dans le crâne d’un cancre :
– En toute logique, ce cher Einstein aurait dû procéder ainsi. Première approche : le champ structurant, organisant la géométrie de l’espace temps, est le champ gravitationnel. L’objet conceptuel est le point masse non chargé. Les ondes gravitationnelles suivent les géodésiques de cet espace temps structuré par la gravitation et véhiculent la force de gravité.
– Ou veux-tu en venir ?
– Chut, laisse-moi finir.  Seconde approche : le champ structurant, organisant la géométrie de l’espace temps est le champ électromagnétique. L’objet conceptuel est la charge électrique. Les ondes électromagnétiques suivent les géodésiques de cet espace temps structuré par le champ électromagnétique et véhiculent la force électromagnétique… Comme on n’a jamais su faire, et qu’on ne sait toujours pas, les théoriciens, Einstein en tête, ont fabriqué une sorte de licorne mathématique en prenant un peu dans un domaine et un peu dans l’autre en disant : le champ structurant, organisant la géométrie de l’espace-temps est le champ gravitationnel. L’objet conceptuel est le point masse non chargé. La lumière suit les géodésiques de cet espace temps structuré par le champ gravitationnel. Point. Final.  Or chacun sait que la lumière est, par essence, une onde É LEC TRO MA GNÉ TIQUE ! Ce modèle est donc une chimère, et ceux qui persistent à y voir la vérité divine sont les prêtres de la nouvelle inquisition ! termina-t-il en scandant les dernières phrases comme autant d’accusations terribles.
– Soit, tu as raison, admit Dan Borg en se taisant de longues secondes. Alors en route pour le Nobel ! railla-t-il en reculant sa chaise à roulettes, les bras croisés derrière la nuque, l’air plus contrit et assommé  qu’enthousiaste et victorieux. 



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