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Explosion de l'usine AZF : l'expertise qui remet tout en cause

 
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ufolibre
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MessagePosté le: Mer 29 Aoû - 09:13 (2012)    Sujet du message: Explosion de l'usine AZF : l'expertise qui remet tout en cause Répondre en citant

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Citation:
Explosion de l'usine AZF : l'expertise qui remet tout en cause
Source Sud-Ouest

Une fuite mystérieuse d'ergol, le carburant des fusées, survenue sur le site voisin de la SNPE, serait à l'origine de la catastrophe du 21 septembre 2001

à la suite de l'explosion de l'usine AZF, 30 000 logements et 24 entreprises sont détruits ou endommagés. (Archives NICOLAS AUER/MAXPPP)

Le dernier numéro de la revue « Préventique sécurité » contient une bombe en trois lettres : AZF. Spécialisé dans le droit du danger et le management du risque, le bimestriel animé par l'universitaire girondin Hubert Seillan publie en exclusivité les résultats des recherches conduites par Laurent Jacob, polytechnicien et ingénieur retraité de l'armement. L'équipe d'experts (voir ci-contre) réunie par cet ancien dirigeant des usines de la Compagnie française de l'azote dynamite la version officielle, déjà bien mal en point, de l'accident chimique. Mais elle propose surtout un nouveau scénario pour expliquer la catastrophe du 21 septembre 2001.


Première explosion à la SNPE


Solidement étayé, il repose sur la thèse d'une première explosion ayant précédé celle du fameux hangar 221, où était stocké le nitrate d'ammonium. Elle se serait produite au sein des installations de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), voisines de celles d'AZF. Une fuite de 10 tonnes d'ergol, le carburant des fusées, serait à l'origine de cette déflagration et du séisme qui a suivi. Les vibrations du sol auraient ensuite déclenché l'explosion de deux bombes dormantes issues des frappes aériennes de l'aviation anglaise pendant la Seconde Guerre mondiale.
Les auteurs n'excluent pas, en outre, que la fuite d'ergol puisse être liée à un projet d'attentat. Tous ces éléments ont de quoi interpeller la justice, à quelques semaines de l'arrêt que doit rendre la cour d'appel de Toulouse dans le procès AZF. Le parquet a une nouvelle fois requis les condamnations pour homicides involontaires de la filiale de Total qui exploitait l'usine et de son directeur. En s'accrochant à la thèse du mélange de deux produits incompatibles privilégiée par le juge d'instruction Thierry Perriquet, en dépit du scepticisme de la communauté scientifique et… du tribunal correctionnel de Toulouse !

Ce dernier, en novembre 2009, a ordonné la relaxe des prévenus, estimant ne pas avoir la preuve que des résidus chlorés avaient été chargés par erreur dans une benne de nitrate d'ammonium et déversés dans le hangar 221, où l'on stockait ce dernier. En reconstituant ce mélange prohibé, les experts sont certes parvenus à obtenir une détonation, après plus de 20 tentatives infructueuses, mais dans des conditions n'ayant rien à avoir avec le contexte du hangar 221. Qu'il s'agisse de la pureté des produits, de la présence d'eau ou du confinement du bâtiment.

Jusqu'alors laissés de côté, les éclairs aperçus dans les heures précédant le drame constituent le levier de la démonstration de l'équipe de Laurent Jacob.
Tout part de l'une des tours de l'usine AZF où l'on refroidit l'engrais. Des poussières polluantes poussées par le vent d'autan s'échappent de la structure et se déposent sur la ligne à haute tension qui longe AZF et la SNPE. Avec l'humidité ambiante, ces particules de nitrate et de vapeur d'eau forment une bouillie conductrice d'électricité. Elles se fixent sur les isolateurs, provoquent des courts-circuits, ce qui permet au courant de passer par les pylônes. Il se produit ce qu'on appelle des « mises à la terre ».

Une fuite inexpliquée


Divers témoignages font par ailleurs état d'une forte odeur de poisson pourri perçue avant le drame. Selon toute vraisemblance, il s'agit de la signature olfactive de l'ergol, le carburant des fusées. Ce produit hautement volatil était stocké à l'état liquide dans un réservoir. La perception de cette puanteur semble indiquer qu'il y a eu une fuite. L'information a d'ailleurs été confirmée au mois de décembre dernier lors d'une audience du procès en appel d'AZF. Peu avant le drame, 10 tonnes d'ergol étaient portées manquantes à la SNPE.


Ce carburant d'une rare puissance a la capacité de faire décoller la fusée Ariane. Mais il peut aussi détoner au contact de l'air. Les vapeurs d'ergol ont ainsi pu être amorcées par les fameux arcs électriques. « Nous ne pouvons pas encore expliquer comment le réservoir a fui, mais le produit s'est certainement retrouvé dans l'un des souterrains de la SNPE », assure Laurent Jacob. L'explosion a déclenché un séisme à l'origine du violent réveil sous le hangar 221 d'une bombe oubliée depuis la guerre. La forme et les couleurs des colonnes de fumée décrites par les témoins correspondent à celles provoquées par des explosions souterraines. L'une d'entre elles ressemble à celle figurant dans une vidéo puisée dans une documentation d'armement.


Protégée par le secret défense, la SNPE n'a jamais été ciblée par l'instruction judiciaire. Elle faisait pourtant l'objet de menaces prises en compte par les services de renseignement. Après l'attentat du 11 septembre à New York, les autorités craignaient que des terroristes ne fassent sauter le site dans le but de libérer du phosgène, un gaz hypertonique que le vent d'autan aurait pu disperser sur Toulouse. Quelques heures avant le drame, un inconnu dont le corps a été immédiatement incinéré est mort peu après avoir été grièvement blessé sur le site de la SNPE. La justice n'a jamais cherché à élucider les conditions de ce décès suspect derrière lequel se cache peut-être le mystère de la fuite d'ergol.


"L'instruction a été bâclée"


Dès 2009, dans son livre « Un tsunami urbain : AZF Toulouse », Hubert Seillan avait critiqué la thèse officielle.


Pourquoi, selon vous, la thèse officielle de l'accident chimique n'est-elle pas recevable?

Elle n'est pas plus recevable aujourd'hui qu'il y a dix ans, même si elle a été immédiatement proposée comme hypothèse de travail dans les heures qui ont suivi la catastrophe. Le professeur de chimie André Picot, fondateur de l'unité de prévention du risque chimique du CNRS, n'hésite pas à la qualifier de délirante. La probabilité qu'il y ait eu un mélange entre des résidus chlorés et du nitrate d'ammonium est une question totalement secondaire.
Les experts dignes de ce nom sont unanimes à dire que, à l'intérieur du hangar 221, les premiers ne pouvaient pas faire exploser les seconds, le milieu n'étant ni assez confiné, ni soumis à une intensité de chaleur suffisante. Logiquement, le tribunal correctionnel de Toulouse a jugé, avec toute la prudence religieuse propre à l'institution judiciaire, que la preuve n'était pas faite.

Comment expliquez-vous que le parquet de Toulouse et le juge d'instruction l'aient pourtant retenue ?

Je ne peux pas répondre à leur place. Je n'ai toutefois jamais vu dans ma carrière universitaire une instruction à ce point bâclée. L'existence de menaces terroristes sur le site de la SNPE était connue des services de renseignement. Mais ce fait a été totalement occulté. La piste d'un acte intentionnel n'a fait l'objet d'aucune investigation sérieuse. L'enquête s'est uniquement focalisée sur le tas d'engrais du hangar 221. Vraisemblablement pour des raisons de haute politique. Mais je ne dispose pas des éléments permettant de le démontrer.

La compétence des experts judiciaires désignés par le juge d'instruction peut-elle être mise en cause ?

Ce n'étaient pas forcément les meilleurs. Le procès a d'ailleurs démontré la faiblesse de l'un d'entre eux. N'ayant pas été choisis dans la sphère industrielle, ils n'avaient pas de véritable connaissance des processus de fabrication. À leur décharge, admettons qu'ils étaient aussi prisonniers des missions assignées par le juge d'instruction. Ceux qui ont voulu s'échapper du tas d'engrais ont finalement été récusés. Daniel Soulez-Larivière, l'avocat de Total, en a habilement profité. Il a laissé faire, sachant pertinemment qu'il existait trop de contre-indications pour que la thèse de l'accident chimique puisse être retenue.

Vous affirmez qu'une première explosion a eu lieu sur le site de la SNPE, la société voisine d'AZF. Son existence est-elle avérée ?

Le 15 décembre dernier, lors de l'une des audiences du procès en appel d'AZF, il a été fait état pour la première fois de la disparition à l'intérieur de la SNPE de 10 tonnes d'ergol, le carburant des fusées. Au contact de l'air, ce produit, dont la puissance est 23 fois supérieure à celle du TNT, peut générer des explosions. Il était stocké dans un réservoir. A-t-il été déversé intentionnellement, y a-t-il eu une fuite ? Nous ne pouvons rien affirmer.
Mais nous démontrons qu'il s'est très certainement retrouvé dans les souterrains situés sous la SNPE. Plusieurs témoins ont décrit précisément la forme et la couleur des colonnes de fumée qu'ils ont vues avant l'explosion du hangar 221. Nous avons identifié ces panaches et la cause de ces panaches en les corrélant avec les faits.

Personne n'avait jamais parlé de l'existence de ces bombes larguées sur le site pendant la dernière guerre par l'aviation anglaise.

On savait que le site avait été bombardé. Il est bien connu qu'en règle générale, lors de frappes aériennes, 15 % des bombes larguées n'explosaient pas. Hélas, elles n'ont pas toutes été neutralisées après la Libération. C'est l'une d'entre elles qui a fait sauter le hangar 221. L'explosion de l'ergol a déclenché un séisme. Et les vibrations du sol ont dégagé les percuteurs de ces bombes dormantes. Là encore, la nature des panaches de fumée observés par les témoins valide notre hypothèse.

Vous évoquez aussi la mort d'un inconnu survenue sur le site de la SNPE quelques heures avant l'explosion du hangar 221 et dont le corps a été immédiatement incinéré. Qu'est-ce que cela signifie ?

Cela pourrait peut-être permettre de dire que la fuite d'ergol n'est pas accidentelle. Y a-t-il eu attentat ou tentative d'attentat ? Seuls les services de renseignement (DCRI) savent exactement ce qui s'est passé cette nuit-là à la SNPE. Mais, jusqu'à présent, celle-ci a toujours été protégée par le secret défense.

Finalement, votre travail ne dédouane-t-il pas Total ?

Nous ne nous inscrivons pas dans une logique juridique. Nous avons simplement voulu élargir le champ de l'enquête selon le triptyque qui a toujours fondé notre démarche : investigation, méthode, analyse. L'ergol a vraisemblablement été amorcé par les arcs électriques que de nombreux témoins ont vus avant l'explosion. Sans ces arcs, rien ne se serait produit.
Les poussières polluantes qui se sont déposées sur les pylônes à haute tension en sont à l'origine. Elles étaient issues d'une tour de l'usine AZF servant à la fabrication de l'engrais. Total est interpellé, mais il n'y a pas que Total. La SNPE, même si son procédé industriel a résisté à l'explosion ; l'État, au regard du fonctionnement de la démocratie ; et surtout, à très court terme, la justice vont devoir prendre leurs responsabilités.


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